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31/03/2006

Possédée


 La tristesse se dresse comme un voile noire

  Le cœur saigne, et tout au fond se met à pleuvoir

Ton image, dans tout endroit, me poursuit

Je cours, je saute, je grimpe, je te fuis

on image, bien qu'elle m'enchante, elle me nuit

Je te sens me suivre partout

Je souris, je ris presque, comme un fou

Je me laisse flotter avec les souvenirs et j'oublie tout

Rien n'existe autour excepté ton sourire

Seul et unique dans le ciel comme un navire

C’est mon seul abri, ma terre promise

Quand ton sourire disparaît dans la foule de mes pensées

La solitude se dresse comme un vieux palais

Palais de souffrances et de larmes muettes

A qui pourrais-je confier mes mésaventures secrètes

Qui donc peut creuser une tombe à ma vilaine tristesse

Quand tu n'es pas la, le monde entier se transforme en désert

Les draps de la solitude me couvrent et fermement me serrent

Emprisonnée comme dans un palais de verre

Je hurle, je crie, je te pleure

Je baigne dans les ruines du malheur

Je ne vois rien, encerclée par la vapeur

Sans toi, je me dessèche comme une plante abandonnée

Je disparais comme une larme étouffée

Je me perds comme un navire déboussolé

Ou es tu, bien aimé de mon cœur

Me laisseras tu prisonnière d'un destin moqueur

Qui se réjouit de mes malheurs

Quand est ce que ma vision de toi prendra une forme humaine

Et viendra me prendre dans ses bras dissipant toutes mes peines.

17/03/2006

A chacun son amour !

Cela est pour toi

Tu cherches la clarté

 Tu m'accuses de méchanceté

Ne l’es-tu pas toi-même ?

Est-ce que tu y crois au moins ?

Ces mots ne sont pas les tiens

 Et quoi qu'il advienne Je ne changerai jamais

Je ne serai pas une pâte à modeler

Tu ne crieras pas victoire

Et je ne serai jamais une nonne

Vous m'invitez à une ère nouvelle

Malheureusement, je suis devenue suicidaire

Je vous laisserai l'éternité

 Et vous la vivrez dans la médiocrité

Quant à moi, je dirai que j'ai vécu dans un cauchemar

Et de toutes vos histoires, j'en ai vraiment marre

Même si l'instinct de survie intervient

Et même si chaque fin du monde a un lendemain

Je t'aime vie autant que je t'aime mort

Tu me prendras dans tes bras les heures où je m’endors

Rien qu’à penser à toi, mon cœur bat très fort

A chacun sa peur, a chacun son amour pour la mort.

13/03/2006

Mery

J'ai lu quelque part que lquand es poètes se sentaient bien malheureux; ils se disaient: "Quelle chance! un beau vers va naître!"

Cela me rappelle une amie qui disait que la tristesse nous inspire. il s'agit de la grande poétesse Mery. c'est une personne que j'estime le plus. J'admire chez elle des qualités que je ne puis énumerer.

Elle peut être à la fois l'ombre et le soleil! Elle est un tendre sourire et une larme sincère.

Pendant les deux années d'études, je la connaissais tellement que je ne la connaissais pas. Elle était présente et pourtant invisible! Elle se repliait dans l'ombre, ne voulant guère se faire remarquer. Pour moi, elle était tellement remarquable qu'elle voulais nous faire croire le contraire, je ne sais par modestie ou elle ne sait toujours pas sa vrai valeur.

Je savais ce qu'elle vaut, comme un bijou rare qu'on se contente de regarder de loin. Elle était méfiante, elle avait raison.

Délicate me senblait-elle, je n'ai jamais osé m'introduire dans son monde, à part les fois qu'elle m'y est invité.

Sa valeur était tellement immense dans mes yeux, que j'avais toujours peur de la decevoir par un de mes faux pas.

Tel un soleil qui se cache derrière les nuages, on se réjouissait tellement de sa présence, si breve et précipitée, comme les rares moments où le soleil se penchent vers nous en hiver.

Parfois je souhaitais qu'elle oublie un peu sa méfiance et se laisse aller, mais j'avais peur au meme temps qu'un inconscient de sa valeur pourrait lui cause le moindre tort.

Elle parlait peu et disait l'essentiel. les mots justes pour feliciter, consoler ou informer. Son apparence calme me rassurait. Elle n'avait pas besoin de parler pour que je la comprenne.

Je faisais semblant de ne pas la remarquer pour qu'elle se sente à l'aise.

Je savais qu'elle n'étais pas comme les autres. Je dirais pas comme moi parce que je suis plus bavarde! Elle ne me ressemble pas. Elle ressemble à personne. Elle est tout ce qu'elle est pour representer un modèle de perfection dans mes yeux.

Ses yeux sont deux puits de mystères. Je ne la connais toujours pas assez et deja je suis ravie de l'avoir connu.

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